Histoire de Ouidah

[vc_row][vc_column][vc_column_text][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/4″][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_column_text]Ouidah est l’une des importantes villes historiques du Bénin pour avoir été l’un des principaux points d’embarquement des esclaves vers les Amériques au cours des XXIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Sur les onze millions d’Africains exilés par la traite occidentale, près de deux millions ont quitté à partir de la baie du Bénin, dont 60 % à partir des deux principaux ports à centraliser le trafic, ceux de Ouidah et de Lagos.

Ouidah servait de lieu et d’interface de commerce entre les négriers européens et l’État vassal d’Abomey. Afin de garantir le « monopole royal », la ville de Ouidah est demeurée isolée du reste du royaume, sous le contrôle d’un grand dignitaire de l’État, le chef des Blancs (yovoghan).

Dans ce royaume relativement centralisé mis en place par le roi Agaja d’Agbomi (1708-1740), la traite négrière a été érigée en monopole royal par le roi Kpengla (1774-1789) et alimentée par de périodiques razzias aux marges du royaume, au bénéfice de l’ethnie des Fons.

La route des esclaves

Au moment de la traite négrière, les esclaves étaient rassemblés sur une place pour y être vendus. Puis, enchaînés les uns aux autres, ils parcouraient les quelques kilomètres qui les séparaient de la plage. Une fois sur la plage, ils montaient dans des canots pour être entassés dans les cales des navires avant la longue traversée vers le Nouveau Monde. Persuadés que les négriers blancs allaient les manger, certains préféraient, lors du transport en canot, se jeter à la mer et mouraient noyés.

Dans le Bénin actuel, le souvenir de ces traites négrières orchestrées par le royaume d’Abomey n’est pas sans créer périodiquement des tensions entre les Fons et les ethnies situées plus au nord, qui ont eu à subir les razzias annuelles menées à cette époque et ont vu nombre d’entre eux condamnés à l’esclavage au-delà de l’océan Atlantique.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/4″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/4″][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_column_text]

Des lieux de commémoration

En mémoire de l’esclavage, on retrouve aujourd’hui à Ouidah des lieux de commémoration. Ces lieux rendent hommage au passé pour que jamais nous n’oubliions ceux qui se sont sacrifiés.

 

La Place aux enchères, où étaient sélectionnés et marqués au fer les esclaves en partance sur les bateaux négriers.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/4″][vc_column_text][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/4″][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_column_text]L’Arbre de l’oubli, autour duquel les esclaves tournaient lors d’un rituel qui avait pour but de leur faire oublier leurs origines.


L’Arbre du retour, planté par le roi du Dahomey, servait à sauvegarder le retour des âmes des captifs après leur mort.

Le Mémorial du souvenir, construit au-dessus de la fosse commune des captifs morts avant la déportation.


La Porte du non-retour, monument situé sur la plage et érigé par l’UNESCO en 1995 à la mémoire des Africains ayant quitté leur patrie à partir de cet endroit.

La Porte de non retour


Le Mémorial du souvenir

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